Avers
Pour le type courant : la façade du Panthéon, avec la légende « REPUBLIQUE FRANÇAISE » et le millésime. Pour les commémoratives : un portrait ou une scène propre au sujet de l'année (Marie Curie, la statue de la Liberté, Charlemagne, Clovis…).
Fiche rédigée par l'équipe de Maison Or & Bijoux Strasbourg · mise à jour le

| Métal | Argent 900 ‰ |
|---|---|
| Poids | 15 g |
| Argent fin | 13,5 g |
| Diamètre | 31 mm |
| Épaisseur | 2 mm |
| Tranche | Lisse |
| Années de frappe | 1982 à 2001 pour le Panthéon ; commémoratives de 1984 à 1997 |
| Atelier | Monnaie de Paris |
| Différents | Corne d'abondance ; dauphin du graveur général, remplacé par une abeille en 1995 |
| Retrait | Passage à l'euro ; échange à la Banque de France jusqu'en février 2005 |
| Références | Le Franc F.451 (Panthéon), F.452 à F.465 (commémoratives) ; Gadoury 899 (Marie Curie) |
| Catégories | françaises, argent, modernes |
De 1982 à 2001, la pièce de 100 francs est en argent à 900 ‰ : 15 g pour 31 mm, tranche lisse. Il en existe deux familles, le type courant Panthéon et quatorze commémoratives annuelles frappées de 1984 à 1997, de Marie Curie à André Malraux. Peu utilisées dans le commerce, elles ont été gardées en masse et se retrouvent souvent en très bon état dans les tiroirs.
Pour le type courant : la façade du Panthéon, avec la légende « REPUBLIQUE FRANÇAISE » et le millésime. Pour les commémoratives : un portrait ou une scène propre au sujet de l'année (Marie Curie, la statue de la Liberté, Charlemagne, Clovis…).
La valeur faciale « 100 FRANCS » et la devise « LIBERTE EGALITE FRATERNITE ». Sur le Panthéon, un arbre et un hexagone complètent le dessin. Les différents de la Monnaie de Paris (corne d'abondance) et du graveur général (dauphin, puis abeille) figurent de part et d'autre du millésime ou de la valeur faciale.
Le tableau donne chaque commémorative de 100 francs en argent, avec le tirage de la frappe courante, et les années marquantes du Panthéon. Les tirages chutent à partir de 1993 : la Malraux de 1997, sous les 500 000 exemplaires, est la plus faible des commémoratives. Pour le Panthéon, les années 1990 et suivantes ont été frappées à quelques milliers d'exemplaires seulement.
| Année | Sujet | Tirage | Remarque |
|---|---|---|---|
| 1982 | Panthéon | 3 002 200 | Première année du type courant. |
| 1983 | Panthéon | 4 984 400 | Courante. |
| 1984 | Marie Curie | 3 951 400 | 50e anniversaire de sa mort. 1 000 sur flan bruni. |
| 1985 | Émile Zola | 3 968 400 | Centenaire de Germinal. 5 000 sur flan bruni, 50 000 en fleur de coin. |
| 1986 | Statue de la Liberté | 4 414 411 | Centenaire de la statue de New York. |
| 1987 | La Fayette (Égalité) | 4 795 815 | 25 000 en qualité brillant universel. |
| 1987 | Panthéon | 81 000 | Le tirage du type courant devient faible. |
| 1988 | Fraternité | 4 840 011 | Groupe d'Hercule d'Augustin Dupré. |
| 1989 | Droits de l'homme | 4 834 655 | Bicentenaire de la Révolution. |
| 1990 | Charlemagne | 4 962 261 | Plus fort tirage des commémoratives. |
| 1990 | Panthéon | 5 000 | Tirage très faible. |
| 1991 | René Descartes | 3 965 161 | Courante. |
| 1992 | Jean Monnet | 3 925 311 | Courante. |
| 1993 | Liberté guidant le peuple | 1 832 000 | D'après le tableau de Delacroix. |
| 1994 | Libération de Paris | 1 598 400 | 50e anniversaire. |
| 1995 | 8 mai 1945 | 1 990 411 | 50e anniversaire de la victoire. |
| 1995 | Panthéon | 4 011 | Abeille à la place du dauphin. |
| 1996 | Clovis | 2 002 610 | Avant-dernière commémorative. |
| 1996 | Panthéon | 2 013 | Plus faible tirage du Panthéon recensé. |
| 1997 | André Malraux | 496 913 | Dernière commémorative, plus faible tirage de la série. |
Tirages de la frappe courante d'après les fiches Wikipédia de chaque pièce, recoupés avec BDOR, dont les chiffres diffèrent de quelques milliers (par exemple 501 263 pour Malraux, 2 006 963 pour Clovis), sans doute parce qu'ils incluent les qualités collection. Pour la statue de la Liberté, Wikipédia affiche 44 144 000, manifestement erroné : le chiffre retenu est celui de BDOR. Les essais (1 460 à 1 850 par sujet) ne sont pas comptés. Liste des sujets d'après le catalogue Le Franc (F.452 à F.465).
Les différents. Le dauphin d'Émile Rousseau, graveur général, figure sur les pièces jusqu'au milieu des années 1990. En 1995, il est remplacé par l'abeille de Pierre Rodier. Sur le Panthéon, ce changement distingue deux époques du même type.
Les qualités. Plusieurs commémoratives existent aussi en flan bruni ou en fleur de coin, diffusées en petit nombre : 1 000 pour la Marie Curie en flan bruni, 5 000 en flan bruni et 50 000 en fleur de coin pour la Zola, 25 000 en brillant universel pour la La Fayette. Un fond très brillant et sans aucune trace de manipulation est un indice ; l'emballage d'origine confirme.
Les faux. Les copies en métal commun sont plus légères que 15 g, attirées par un aimant pour certaines, et leur gravure est molle. Le grand champ lisse de la pièce trahit vite une surface poreuse de pièce coulée. Voir reconnaître une fausse pièce.
Ces pièces ont peu servi au quotidien : on les rencontre surtout en état superbe ou mieux, avec des défauts de stockage plutôt que de l'usure.
Ne nettoyez pas les pièces tachées : un produit pour argenterie laisse des micro-rayures visibles sous la lumière. Voir les états de conservation.
En 1982, la France crée une pièce de 100 francs en argent, à une époque où les autres pièces du franc sont en nickel, en bronze ou en aluminium. Le Panthéon de Jean-Claude Dieudonné est choisi comme type courant. Trop lourde et trop précieuse pour les porte-monnaie, la pièce est surtout gardée : dès 1987, les tirages du Panthéon tombent sous les 100 000 exemplaires.
À partir de 1984, la Monnaie de Paris frappe chaque année une commémorative au même module : un savant, un écrivain, un anniversaire de la Révolution ou de la Libération. Les quatorze sujets vont de Marie Curie en 1984 à André Malraux en 1997. Les tirages, proches de 4 à 5 millions dans les années 1980, baissent à moins de 2 millions à partir de 1993, puis à moins de 500 000 en 1997.
Le passage à l'euro met fin à la série. Le Panthéon est encore frappé pour les coffrets jusqu'en 2001. Les 100 francs n'ont plus été acceptées en paiement après l'arrivée de l'euro, puis plus échangées à la Banque de France à partir de février 2005. Voir les francs de 1960 à 2001.
Ces pièces sont des émissions nationales de la Monnaie de Paris ; aucun des quinze sujets ne concerne l'Alsace. Comme partout en France, elles ont souvent été mises de côté dans les familles alsaciennes, à l'unité ou en rouleaux, parfois avec les 10 et 50 francs Hercule. Le premier tri consiste à séparer le Panthéon des commémoratives, puis à relever les dates de chacune.
Celles de 1982 à 2001 (Panthéon et commémoratives), oui, à 900 ‰. La 100 francs Cochet des années 1950, de l'ancien franc, ne contient pas d'argent.
La 100 francs André Malraux de 1997, frappée à moins de 500 000 exemplaires. Pour le Panthéon, les années 1990 à 1996 ont des tirages de quelques milliers d'exemplaires.
Non. L'échange des pièces en francs a pris fin en février 2005. Elles n'intéressent plus que pour leur métal ou la collection.
Oui. Pour une pièce en flan bruni ou en belle épreuve, l'emballage d'origine fait partie de la pièce. Apportez-les lors d'une estimation gratuite.