10 florins or des Pays-Bas : variétés et faux connus
Les variétés tiennent surtout aux changements de portrait et à quelques détails de coin. En 1875, le millésime est en haut du revers ; dès 1876, il passe en bas, sous l'écu. Pour Wilhelmina, le portrait de fillette des années 1892 à 1897 existe en plusieurs variantes, notamment sur le collier de perles, et un 1895 dont le chiffre final a été regravé sur un 1 est signalé. Les épreuves, frappées pour quelques années à de très petits nombres, ont un champ miroir.
Le 10 florins a été contrefait comme toutes les pièces d'or courantes. Les faux grossiers, en laiton doré ou en alliage plaqué, se reconnaissent à la balance et au pied à coulisse : une vraie pièce pèse 6,73 g pour 22,5 mm. Les contrefaçons plus soignées imitent en priorité les dates rares, 1892, 1895 et 1898, parfois en modifiant le millésime d'une pièce authentique de 1897 ou d'une autre année. Pour une de ces dates, vérifiez la cohérence entre le type de portrait et l'année : un portrait au diadème ne peut pas porter une date antérieure à 1925. Les marques du caducée et du maître de la monnaie doivent aussi être présentes et nettes. Le guide reconnaître une fausse pièce détaille ces contrôles.
10 florins or des Pays-Bas : les pièces à ne pas confondre
Le 5 florins or de 1912 reprend le buste de Wilhelmina au manteau, mais il est plus petit et pèse moitié moins. Les 10 florins or plus anciens, frappés sous Guillaume Ier dans la première moitié du XIXe siècle, montrent d'autres portraits et appartiennent à une autre série.
Le ducat néerlandais à l'effigie d'un chevalier armé est aussi en or, mais à un titre plus élevé et sans portrait royal. Les 10 florins en argent, émis entre 1970 et 1999 comme pièces commémoratives, sont bien plus grands et en argent. Enfin, le billet de 10 florins porte le même nom familier de « tientje ».
Par sa taille, on peut aussi confondre un 10 florins avec un 20 francs or ou une pièce de l'Union latine : le diamètre est proche (21 mm contre 22,5 mm), mais le dessin et les légendes en néerlandais ne laissent pas de doute. Les autres pièces d'or étrangères sont présentées dans la rubrique monnaies d'or.
10 florins or des Pays-Bas : les états de conservation
Les 10 florins ont circulé normalement jusqu'aux années 1930 : beaucoup portent une usure réelle. Sur l'avers, les points hauts dépendent du portrait. Chez Guillaume III, regardez les favoris et la barbe, puis les cheveux au-dessus de l'oreille. Sur les portraits de Wilhelmina, ce sont la chevelure, le collier et le diadème de perles, puis le manteau d'hermine sur le type de 1911 à 1917.
Au revers, la couronne au-dessus de l'écu et le lion des armes s'usent en premier : la crinière et les détails des pattes s'effacent, puis les hachures de l'écu. Les petits signes du caducée et du maître de la monnaie, très fins, disparaissent aussi sur les pièces très usées.
Les défauts les plus fréquents sont les chocs sur la tranche, les traces de monture quand la pièce a été portée en bijou, et les rayures fines d'un ancien nettoyage. L'or ne s'oxyde pas : une pièce terne a souvent seulement besoin d'être laissée telle quelle. Le guide nettoyer une pièce explique pourquoi, et le guide états de conservation présente l'échelle des états.
10 florins or des Pays-Bas : histoire
Au milieu du XIXe siècle, les Pays-Bas utilisent un étalon d'argent. La baisse de l'argent dans les années 1870, après l'adoption de l'or par l'Allemagne, les pousse à changer : la loi monétaire de 1875 introduit une monnaie d'or, et le 10 florins devient la principale pièce d'or du royaume. Guillaume III règne alors ; sa fille Wilhelmina lui succède à sa mort en 1890, à dix ans, sous la régence de sa mère Emma.
Les premières pièces de Wilhelmina, en 1892 et 1895, sont frappées en quantités infimes ; la vraie production ne commence qu'en 1897. En 1898, l'année où la reine atteint sa majorité et prête serment, un nouveau portrait la montre en jeune femme. Le buste au manteau d'hermine apparaît en 1911 sur le 10 florins, et sur d'autres pièces en argent et en or de la même période. Après une interruption, le dernier portrait, au diadème, est frappé de 1925 à 1933.
La frappe s'arrête en 1933 et les Pays-Bas abandonnent l'étalon-or en 1936. Une grande partie des pièces a ensuite été fondue, mais les tirages des années 1910 à 1930 restent assez élevés pour que le 10 florins soit aujourd'hui une pièce d'or étrangère fréquente. Retrouvez les autres monnaies d'Europe dans la rubrique monnaies étrangères.